
Un point positif est que j'ai avancé sur l'écriture de ma nouvelle "les frigos de Tolbiac". Certes pas beaucoup, mais mon projet est ambitieux. j'en reparlerai s'il est réussi. Une idée qui comme toujours a démarré d'une anecdote réelle, qui s'est déroulée ici même alors que le quartier n'était encore qu'un champ de grues, de machines et de palissades.
Voici un extrait :
"Je gare la voiture comme je peux. Tout est si sombre que seuls les phares me permettent de distinguer le trottoir caché sous la boue. Au dessus de ma tête une immense pancarte assure qu’ici la ville de Paris investit pour nous. Curieux endroit pour ce rendez-vous. Pourtant pas de doute, c’est bien là. Je verrouille les portes avec un peu d’inquiétude. Les feux clignotent comme pour me rassurer, me conjurer de ne pas m’en faire, que tout ira bien. L’endroit est désert. Je me demande si je la retrouverai au retour, ma belle Mercedes grise, mais je ne me retourne pas. Il y a des réverbères au bord de la rue. Ils sont eux aussi plongés dans l’obscurité, et je devine leur air penaud de celui qui se sent inutile. Attention à ne pas mettre un pied dans un trou et me fouler la cheville. Tout serait à refaire. La nuit est tombée depuis un moment, et j’ai du mal à distinguer par où passer. Pas de doute, je suis bien au milieu d’un immense chantier. Je distingue l’ombre de grues gigantesques se découpant sur un ciel chargé, faiblement éclairées par un bout de lune qui joue à cache-cache derrière un troupeau de nuages pressé de quitter les lieux à la queue leu leu. D’autres machines aussi impressionnantes semblent dormir un peu plus loin, comme des insectes monstrueux attendant l’aube. Brrr. Il ne fait pas froid, mais je remonte mon col."
Et si je cherche un tableau qui évoque cette impression, je dois chercher dans mes préférés : ces ruelles mi ombre mi lumière dans les medina du Maroc. Ce petit âne trône désormais dans le bureau d'un de mes amis. Dont je n'ai pas de nouvelles depuis un bout de temps d'ailleurs ....
amicalement
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